cap poésie 3.03.20

03 mars 2020 - 115 vues

Léopold Sédar Senghor était un poète, écrivain et homme politique sénégalais. Il a été le premier président du Sénégal (1960-1980). Senghor fut aussi le premier Africain à siéger à l’Académie française.

Léopold Sédar Senghor naquit le 9 octobre 1906 à Joal, petite ville côtière située au sud de Dakar, Sénégal. Son père, Basile Diogoye Senghor, était un commerçant catholique appartenant à la bourgeoisie sérère, une ethnie minoritaire au Sénégal. Originaire de Djilor, sa mère, Gnilane Ndiémé Bakhou, que Senghor appelle dans Élégies « Nyilane la douce », appartient à l’ethnie sérére et à la lignée « tabor ». C’est la troisième épouse de Basile Senghor. Elle eut six enfants, dont deux garçons. Le prénom sérére Sedar de Senghor signifie « qu’on ne peut humilier ». Senghor commença ses études au Sénégal, d’abord chez les Pères du Saint-Esprit à Ngazobil, puis à Dakar au collège-séminaire et à l’école laïque

Senghor arrive en France en 1928. Cela marquera le début de « seize années d’errance », selon ses dires. Il sera tout d’abord étudiant à la Sorbonne mais très vite découragé, il poursuivra en hypokhâgne et khâgne à Louis-le-Grand où il prépare le concours d’entrée à l’École normale supérieure. Il y côtoie Paul Guth, Henri Queffélec, Robert Verdier et Georges Pompidou avec qui il se liera d’amitié. Il y rencontre également Aimé Césaire pour la toute première fois.

En 1946, Senghor se marie avec Ginette Eboué, la fille de Félix Eboué, gouverneur général de l’Afrique équatoriale française avec qui il eut deux fils, Francis-Arphang et Guy-Wali (1948-1984). Il lui consacrera le poème « Chants pour Naëtt » repris dans le recueil de poèmes « Nocturnes » sous le titre « Chants pour Signares ».

il divorça de sa première femme en 1956 et se remaria l’année suivante avec Colette Hubert, une française originaire de Normandie avec qui il eut un fils, Philippe-Maguilen (1958-1981). Il consacrera recueil « Lettres d’Hivernage » à sa seconde femme. Senghor fait paraître en 1964 le premier volume d’une série de cinq volumes intitulée Liberté. Ce sont des recueils de discours, allocutions, essais et préfaces.

Élu le 5 septembre 1960, Senghor préside la toute nouvelle République du Sénégal. Il est l’auteur de l’hymne national sénégalais, le Lion rouge.

Il démissionne de la présidence, avant le terme de son cinquième mandat, en décembre 1980.

Il est élu à l’Académie française le 2 juin 1983, au 16e fauteuil, où il succède au duc de Lévis-Mirepoix. Il est le premier africain à siéger à l’Académie française, celle-ci poursuivant ainsi son processus d’ouverture après l’entrée de Marguerite Yourcenar. La cérémonie par laquelle Senghor entre dans le cercle des académiciens a lieu le 29 mars 1984, en présence de François Mitterrand.

En 1993, paraît le dernier volume des Liberté : Liberté 5: le dialogue des cultures.

Il a passé les dernières années de son existence auprès de son épouse, à Verson, en Normandie où il est décédé le 20 décembre 2001

 

New York : poème issu du recueil :  Éthiopiques, écrit entre 1947 et 1956