La ville tentaculaire d'Emile Verhaeren

01 septembre 2020 - 134 vues

Au XXIe siècle, une métropole à l'architecture fantastique vit sous le joug d'un groupe de tyrans. Les aristocrates se prélassent et se divertissent dans de somptueuses demeures et de luxuriants jardins, tandis que la grande masse de la population travaille, dort et survit durement dans les profondeurs de la terre. Un savant invente une femme-robot qui doit détourner les opprimés de la révolte qui gronde.

Première sortie : 10 janvier 1927

Biographie courte d'Emile Verhaeren - Émile Verhaeren est né le 21 mai 1855 à Saint-Amand, en Belgique. Il suit ses études en flamand, mais parle le français à la maison. En 1874, il entame des études de droit à l'université de Louvain. Les années suivantes, il fréquente, à Bruxelles, le salon d'Edmond Picard, où se réunissent les jeunes écrivains et artistes avant-gardistes belges. Ces rencontres poussent Émile Verhaeren à abandonner ses études de droit pour se lancer dans l'écriture. Il commence à publier ses poèmes dans différentes revues, et devient également critique d'art. Il écrit notamment des essais sur Rembrandt et Monet.

Les poèmes d'Emile Verhaeren

En 1883, Émile Verhaeren publie son premier recueil de poésie, "Les Flamandes". Ses poèmes sont influencés par le courant symboliste. Il épouse la peintre Marthe Massin en 1891 et célèbre la jeune femme dans une trilogie de recueils, "Les heures claires", "Les heures d'après-midi" et "Les heures du soir". Au cours des années suivantes, il publie plusieurs recueils de poèmes. Dans la lignée des "Flamandes", "Campagnes hallucinées" (1893) et "Villes tentaculaires" (1895) peignent avec un lyrisme sombre les différents lieux que parcourt le poète. Ses oeuvres rencontrent rapidement le succès et sont traduites à l'étranger. Il entame une série de conférences en Europe. Dans le même temps, il entretient une correspondance fournie avec les artistes de son époque, parmi lesquels Georges SeuratAuguste Rodin, Maurice Maeterlinck, Stéphane Mallarmé, André Gide ou Rainer Maria Rilke. Il devient ainsi une personnalité très en vue. Il fréquente régulièrement les membres de la famille royale belge. Pendant la Première Guerre mondiale, il s'exile en Angleterre, et écrit des poèmes qui dénoncent la violence de la guerre : "Les ailes rouges de la guerre" et "Les flammes hautes". Il meurt à Rouen en 1916, à l'âge de 61 ans, dans un accident de train en gare de Rouen.